jordanie

Le commentateur du monde arabe sur la 2e chaîne de télévision, Ehoud Yaari disait dimanche soir, en parlant de la décision jordanienne concernant l’annulation des deux articles dans les accords de paix avec Israël, que le roi Abdallah II était soumis à des très fortes pressions, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Et parmi les dangers qui guettent le royaume hachémite, il citait l’Iran qui selon lui, dans son programme hégémoniue, vise à terme le renversement du régime jordanien.

Les derniers développements dans la région semblent donner raison au journaliste. Des sources en provenance de Syrie du sud indiquent que le Hezbollah et des milices chiites pro-iraniennes, aidées de collaborateurs locaux, ont commencé à prendre position à la frontière entre la Syrie et la Jordanie, et ce, en dépit de l’accord conclu entre la Russie, la Jordanie et Israël qui interdit toute présence iranienne dans cette zone. 

Ces sources indiquent par exemple que le Hezbollah a placé des dizaines de ses “fonctionnaires” aux points de passge entre la Syrie et la Jordanie, officiellement comme “agents des douanes”. D’autres témoignages sur place font état de l’installation d’une grande base iranienne dans le secteur d’A-Lajat, à l’est de la province de Daraa, en passant par la destruction de plusieurs villages.

Les médias syriens semblent confirmer ces nouveaux développements en notant les efforts iraniens pour renforcer leur présence militaire près des frontières avec Israël mais aussi avec la Jordanie.

Les autorités jordaniennes ont demandé à Moscou de les aider à mettre fin à cette arrivée rampante d’éléments chiites soutenus par l’Iran aux portes du royaume.

 

Pourquoi les Israéliens fuient la victoire

Pourquoi les Israéliens fuient la victoire

par Daniel Pipes
Middle East Quarterly 
Automne 2018

http://fr.danielpipes.org/18555/pourquoi-les-israeliens-fuient-la-victoire

Version originale anglaise: Why Israelis Shy from Victory

Imaginez qu’un jour, un président américain dise à un Premier ministre israélien : « L’extrémisme palestinien nuit à la sécurité des États-Unis. Nous avons besoin de vous pour y mettre fin en remportant la victoire sur les Palestiniens. Faites ce qu’il faut en prenant toutes les précautions légales, morales et pratiques. Imposez-leur vos volontés. Inspirez-leur le sentiment de la défaite de sorte qu’ils abandonnent ce rêve, vieux de 70 ans, d’éliminer Israël. Gagnez votre guerre. »

 

Depuis longtemps déjà, les présidents américains ont coutume de rencontrer les Premiers ministres israéliens, à commencer par Harry Truman et David Ben Gourion (avec, à l’arrière-plan, Abba Eban), le 8 mai 1951.

 

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« Castaner fera des accommodements déraisonnables  avec l’islamisme soft »

 

 

« Castaner fera des accommodements déraisonnables

 avec l’islamisme soft »

Entretien avec l’essayiste Yves Mamou          Daoud Boughezala23 octobre 2018

https://www.causeur.fr/castaner-islam-mamou-immigration

Dans Le Grand abandon, les élites françaises et l’islamisme, le journaliste Yves Mamou dresse un constat implacable : nos élites ont trahi en ouvrant la France à l’immigration incontrôlée et à l’islamisme. Encore inaudible il y a quinze ans, lors de la publication des Territoires perdus de la République, ce discours gagne de plus en plus de terrain. Entretien. 

Daoud Boughezala. Sous la direction des journalistes Gérald Davet et Fabrice Lhomme, Le Monde a dirigé une enquête d’un an sur l’islamisation de la Seine-Saint-Denis, aujourd’hui objet d’un livre intitulé Inch’Allah. Par ailleurs, Martine Aubry et Gérard Collomb ont souligné le risque de guerre de tous contre tous dans les « territoires perdus de la République ». Après des années de déni, les élites ouvrent-elles enfin les yeux ?

Yves Mamou. Le déni est une politique d’Etat. Les prises de conscience – tardives – de certains n’y changeront rien. Cette politique du déni s’est progressivement installée au fur et à mesure de l’islamisation d’une frange importante des Français musulmans. Elle se traduit par exemple, par le fait que le procureur Molins, autrefois chargé de la lutte antiterroriste, ne caractérisait jamais les tueurs comme des terroristes islamistes mais comme des « déséquilibrés ». La psychiatrisation de la violence islamiste est un déni. Et ce déni a eu pour corollaire une répression de la liberté d’expression. Tout journaliste ou intellectuel qui tentait de replacer le débat de l’islam ou de l’immigration sur le terrain politique était taxé de racisme et envoyé devant un juge.

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