«Reconquête républicaine» : Gérard Collomb brise le silence

«Reconquête républicaine» : Gérard Collomb brise le silence

  • Par  Barbara Lefebvre
  • Publié le 04/10/2018 à 11:33

 

FIGAROVOX/TRIBUNE – En 2002, Barbara Lefebvre évoquait pour la première fois les «territoires perdus» de la République. Le discours prononcé mercredi par Gérard Collomb semble lui donner aujourd’hui raison : l’ancien Ministre de l’Intérieur a décrit un pays ghettoïsé, en proie à un communautarisme qui menace dangereusement la paix civile.

Essayiste et auteur de Génération“J’ai le droit” (Albin Michel, 2018), Barbara Lefebvre a également contribué à l’ouvrage collectif Les Territoires perdus de la République (2002, rééd. 2015), qui fit événement, et à Une France soumise – Les voix du refus (Albin Michel, 2017).

Dans la cour de l’Hôtel de Beauvau, le discours d’adieu de Gérard Collomb a résonné ce mercredi comme un avertissement cinglant. Avertissement politique à Édouard Philippe présent à ses côtés, mais surtout à Emmanuel Macron qui semble perdre pied avec la réalité des fractures françaises. Un jour, il fustige brutalement un collégien pour son interpellation familière malgré les plates excuses de ce dernier, un jour il s’adonne à la calinothérapie avec un (ex) braqueur, considérant qu’on n’aurait pas «le choix de faire des bêtises quand on est né dans certains quartiers». On imagine que beaucoup de familles des Antilles et d’ailleurs qui connaissent des conditions de vie difficiles mais éduquent correctement leurs enfants, ont dû s’étouffer en entendant pareille ineptie. Que la «question sociale» n’intéresse pas le président ne fait aucun doute, mais on ne comprend pas plus sa vision de la «question sociétale». N’est-ce pas en creux ce que Gérard Collomb exprimait dans ce discours en forme d’avertissement? Gérard Collomb n’avait apparemment pas mesuré en 2016 que le jeune et dynamique capitaine n’avait pas de cap. Il a donc décidé, deux ans plus tard, de quitter un navire approchant dangereusement des récifs. Sauve qui peut. En outre, les épisodes de l’affaire Benalla, dont l’épilogue n’est pas encore arrivé, ont probablement joué dans l’éloignement du fidèle Collomb qui vécut probablement son audition devant les commissions d’enquête comme une humiliation imméritée.

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Zemmour-Bensoussan-Finkielkraut : racisme contre les juifs patriotes

Zemmour-Bensoussan-Finkielkraut :

racisme contre les juifs patriotes

Publié le 26 septembre 2018 – par Etienne Dolet

Zemmour est juif : « Français juif », dit-il dans Destin français. Ce qui déplaît à d’innombrables haineux invités dans tous les media à distiller leur fiel, c’est l’alliance des deux mots : Français et juif, d’abord le nom, ensuite l’adjectif. Eux, ils sont musulmans ou islamistes ou gauchistes et fiers de l’être. La dernière manifestation de haine à l’encontre de Zemmour vient d’une demoiselle, formée sans doute par l’École de la République : Zemmour, selon elle, serait une insulte à la France, comme l’étaient déjà dans les années 1940 Proust, Némirowsky, Bruller, Blum, Mandel. Elle exige, au nom de son Allah, que ce Français juif ne soit plus invité dans quelque media que ce soit : heraus, ouste, bara, out. Plus jamais ce Français juif à la télévision ou à la radio, ce à quoi ont répondu quelques humoristes que c’était déjà le cas sur les chaînes du prétendu service public ! C’est du racisme primaire exprimé sans gêne, ni crainte, avec bonne conscience et la certitude d’une impunité totale. Plus de deux cent mille abrutis (200 000) auraient signé (selon L’Immonde) la pétition que la demoiselle Sy a lancée sur les réseaux sociaux et tous les faiseurs d’opinion et autres autorisés de la parole des media mainstream ont approuvé ses exigences racistes. La Sauce raciste ne moufte pas mot, non plus que la LDH et toutes les assoces prétendument antiracistes qui vivent en parasites de luxe aux dépens des Français.

Si seul Zemmour était la cible de ces racistes, on pourrait attribuer leur fureur à quelque mauvaise humeur passagère due à la fin de l’été ou aux chaleurs torrides de septembre. Non, Zemmour est le énième de la liste des proscrits et la liste n’est pas close. Depuis vingt ans ou plus, il n’est pas d’écrivain ou d’auteur ou d’intellectuel juif qui ne soit injurié, non à cause de ce qu’il écrit ou dit, mais parce qu’il est et que son seul crime est de s’exprimer. Au XXIe siècle, Bensoussan et les co-auteurs des Territoires perdus ont été les premiers à subir la fureur raciste des musulmans alliés aux islamo-gauchistes ; puis, ce fut le tour de l’historien Sylvain Gouguenheim, dont la seule tache était son nom à consonance juive, de Finkielkraut, d’Élisabeth Lévy, tous menacés, haïs, injuriés. À tous ont été intentés des procès, soit devant la « Justice », soit devant le tribunal de l’Opinion. Non seulement les juifs vivant dans les innombrables quartiers islamisés de France sont contraints de se réfugier ailleurs, soit en Israël, soit dans des quartiers sans musulmans, mais encore il est fait interdiction à ceux d’entre eux qui ont une opinion de l’exprimer.

La France peut-elle tomber plus bas ? Bien sûr. Déjà, entre 1940 et 1944, les écrivains portant un nom juif ont été effacés des catalogues d’édition et plus aucun auteur juif n’a été publié en France, que ce soit dans la zone occupée ou dans la zone dite libre. L’Histoire se répète, et tous les puissants approuvent ce ressassement, comme soixante-quinze ans plus tôt ils approuvaient l’ostracisme qui frappait les Français juifs et même leur élimination physique. Ce qui est aujourd’hui en marche, ce n’est pas la République, mais la lente disparition de France d’un grand nombre d’individus à qui il est reproché d’être d’une race maudite – maudite d’Allah bien sûr.

Un conflit armé entre Israël et le Hamas est-il parable ?

 

Nathalie Sosna-Ofir

1 h

Un conflit armé entre Israël et le Hamas est-il parable ? Pour une partie de la presse israélienne, une opération de Tsahal à Gaza n’est plus qu’une question de temps et devrait être le seul moyen de stopper la Marche Palestinienne des Exilés qui ne s’essouffle pas. Encore 20.000 palestiniennes rassemblées près de la clôture de sécurité en fin de semaine, nombreux ont tenté de la franchir et plus de 100 engins explosifs ont été lancés sur les soldats de Tsahal. Le Hamas a considérablement renforcé ses forces ces dernières semaines alors que les négociations de réconciliation avec l’Autorité palestinienne ont échouées, que la crise humanitaire à Gaza s’aggrave et que les pourparlers avec Israël visant à établir un cessez-le-feu de longue durée sont au point mort. « Nous sommes prêts à tout scénario à Gaza » est le gros titre des journaux ce matin. C’est ce déclaré vendredi le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu depuis New-York prévenant qu’il ne s’agissait pas de vaines paroles. Depuis plusieurs mois, le Hamas tente d’entraîner Israël vers une conciliation à long terme à coup de pression terroriste déguisée en révolte civile sur la clôture et de ballons incendiaires. Le commandement sud tente de contenir les événements et pendant ce temps les gazaouis manipulés par le Hamas continuent de souffrir. Malgré tout Israël essaie toujours d’éviter l’inévitable. Mais si incursion à Gaza il y a il faudra, avertissent la majorité des éditorialistes, retirer les leçons de l’opération Plomb Durci et cette fois rester jusqu’à la chute du régime du Hamas. Et ce afin d’éviter un nouveau tour de violences deux ou trois ans plus tard. On en parle dans la Revue de la Presse Israélienne sur Judaiques FM 94.8 à réécouter en direct à 10h15….Chavoua Tov et Hag Saméah !